Pierre Dürr s’est éteint le 7 mai 2019, hommage lui est rendu au nom de tous par son ami de toujours, Fernand Justin.

Pierre Dürr est né le 21 décembre 1939 à Mondrepuis dans l’Aisne. Fils de Prisonnier de Guerre ; ce n’est qu’à l’âge de 5 ans, en mai 1945, qu’il a connu son père rentrant de captivité en Allemagne.

Appelé pour effectuer son service militaire, il est incorporé le 6 janvier 1960, au 42ème régiment de transmission en Allemagne. Le 23 avril 1961, il rejoint l’Algérie où il est affecté dans le Constantinois, à la 508ème Compagnie de Transmission jusqu’à son retour en métropole le 19 avril 1962.

La guerre d’Algérie  a été longue et nécessité la participation de tous les appelés du contingent, faisant parmi eux de nombreuses victimes.

C’est alors tout naturellement que Pierre décide de militer pour l’organisation des « Anciens d’AFN ».

Il est l’initiateur et le créateur, en 1969 dans le Loiret, au sein de l’Association Départementale AC.PG. de la Commission  Départementale des Combattants d’Algérie-Tunisie-Maroc (CATM), qu’il présidera jusqu’à sa suppression en 1978 ; les CATM faisant, dès lors, partie intégrante de l’Association Départementale AC.PG.-CATM.

Au sein de la Fédération Nationale, Pierre Dürr a assumé les fonctions de Secrétaire Général Adjoint de la Commission Nationale CATM de 1971 à 1973, puis de Président National Adjoint de 1973 à 1978.

Par ailleurs, il a milité au sein de la Mutualité Combattante. Il a assumé les fonctions de Secrétaire Général de la Mutuelle Décès ACPG-CATM, mais aussi d’Administrateur de la CARAC (Retraite Mutualiste).

C’est d’ailleurs à l’occasion d’une réunion d’information sur la retraite mutualiste que Pierre animait à la Maison du Combattant en 1978, que je l’ai rencontré pour la première fois. Il a sûrement été très convaincant, puisqu’à mon tour j’ai intégré les instances départementales. Ensemble nous avons œuvré au sein de l’Association pour défendre la cause des Anciens Combattants et ainsi poursuivre l’action des Prisonniers de Guerre.

A la Fédération Nationale, auprès de Jacques Goujat, Pierre en était devenu le collaborateur indispensable. Ainsi, lorsque Jacques Goujat, Président de l’UFAC et de la Fédération était invité à ces deux titres, c’est bien entendu Pierre Dürr qui représentait la Fédération.

Pierre y a pris et assumé successivement différentes responsabilités. Il a notamment été Secrétaire Général d’avril 2002 à juin 2017 ; Rédacteur en Chef du journal « Le PG-CATM », Administrateur de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, mais aussi Administrateur National de l’UFAC.

C’est à l’occasion d’une rencontre avec le Ministre des Anciens Combattants que Pierre a été amené à lui faire une proposition qui a été acceptée et a permis aux rappelés d’obtenir la carte du Combattant. A cette époque,  les  rappelés en AFN ne remplissaient pas les conditions de durée de séjour, soit 12 mois pour obtenir la carte du combattant ; il a suggéré au  Ministre d’affecter  le coefficient 3 à une durée moyenne de présence de 4 mois permettant ainsi d’atteindre les 12 mois requis pour l’obtention de la carte.

Omniprésent à la Fédération Pierre y assumait du lundi au vendredi une présence constante afin d’en assurer le bon fonctionnement. Le week-end était consacré à son Association du Loiret, quand il n’était pas invité dans une autre Association Départementale pour représenter la Fédération, lors de son Congrès annuel. En effet, son action de propagandiste chaleureux et efficace, parce qu’orateur reconnu, écouté et entendu, tant au plan départemental que national lui a permis d’animer plusieurs centaines de réunions et congrès.

Peu présent localement, c’est donc à distance que Pierre gérait son Association du Loiret et rien ne se décidait sans son avis et son accord.  Le fonctionnement de l’Association reposait bien entendu sur une confiance réciproque. Pourtant et en dépit d’un emploi du temps surchargé, Pierre se faisait un devoir de présider les réunions du Comité Directeur et d’assister aux assemblées générales des sections locales qui l’invitaient les week-ends où il était disponible.

Il lui arrivait ainsi souvent de parcourir le département d’Est en Ouest le même jour. Dès lors, on peut se demander comment il parvenait à se réserver un peu de temps pour satisfaire à son loisir favori : la chasse.

Aujourd’hui, c’est au nom de l’ensemble des membres du Comité Fédéral et de notre Association Départementale que je veux rendre un ultime hommage à cet homme de devoir qui a tant œuvré dans ce monde tourmenté, pour la solidarité, la fraternité et la Paix.

Les décorations et hautes distinctions nationales qui lui ont été décernées, il était Chevalier de la Légion d’honneur, Officier de l’Ordre national du Mérite, témoignent de la légitime reconnaissance due à l’homme exemplaire qu’il a été.

Au moment où il nous quitte pour un repos bien mérité, je veux dire à ses enfants et petits-enfants, aujourd’hui dans la peine, que nous garderons de lui dans le respect que nous lui devons, le meilleur des souvenirs.

Qu’ils acceptent avec nos très sincères condoléances, l’assurance de notre très cordiale sympathie.

ADIEU PIERRE !